03.10.2008

Les externes (2)

Et donc, les nouveaux externes. J'avoue que c'est un sacré truc de se retrouver de l'autre côté de la barrière, je suis en train de réaliser de quoi on a l'air sous le nez des internes.

C'est drôle, dès le premier jour on commence à cerner les personnalités. La timide planquée derrière son grand carnet de stage. Le j'menfoutiste « nan mais moi de toute façon c'est hors de question que je fasse du temps complet ça m'intéresse trop pas ». Et la palme des palmes, le branleur, qui à une questions sur ses projets futurs m'a sorti direct « Une spé. Cardio ce serait bien, pour le stress. » (et je vous passe le petit air d'autosatisfaction sur le visage pour accompagner le discours). En attendant celui-là va falloir qu'il range son lot de paperasse comme les copains, so much pour le « stress ».

29.09.2008

Les externes

L’une des nouveautés de mon boulot de FFI, c'est que ça y est, « j'ai des externes ». Ca fait bizarre, parce que jusqu'à tout récemment c'était moi, l'externe. Maintenant ce sont Eux.

Le début a été dur. Au moment où, agrippé à votre Vidal, vous réalisez que l'enseignement théorique de la fac (et même ce que vous avez grappillé en stage) ne vous a préparé que de loin à ce qui vous attendait EN VRAI, vous souhaiteriez que ce début peu glorieux de votre carrière n'ai aucun témoin. Et là, vous avez deux paires d'yeux plus ou moins innocents qui vous regardent. Et vous jaugent, vous en êtes sûr. Et ces externes vous posent des questions, les pauvres, sur la physiopathologie de la maladie de Machinchose alors que vous avez la tête pleine d'interrogations existentielles genre « C'est quoi déjà la posologie du Spasfon®??? ». Dur, donc.

Deux mois ont passé, je suis un petit peu plus zen, et donc beaucoup plus disposée à m'occuper d'eux. Et puis on se fait très vite à ces petites mains qui vous font les ECG, envoient les fax, rangent les papiers ;-) Mais c’est payé en retour par tout ce que je peux leur transmettre, c’est-à-dire pas grand-chose pour l’instant; ils continuent à poser des questions, je prends ça comme un bon signe.

Et c'est bête, dans trois jours ils s'en vont!

27.09.2008

Petites victoires

Hier, deux petites victoires.

Cette patiente, qui jusqu'ici niait fermement toute consommation alcoolique. Avec un peu de tact et de démonstration logique, elle a commencé à me parler de whisky anxiolytique, qui d'ailleurs selon elle aggrave plutôt son anxiété. Le premier pas est fait, on continuera de creuser petit à petit.

Ce patient, dont mon diagnostic clinique de fracture-tassement de L5 a été confirmé à l'imagerie. Rien de très extraordinaire, mais ça fait quand même plaisir de ne pas se tromper.

 

 

22.09.2008

Week-end parisien

Journées du patrimoine 2008

Vendègre Paris 086.jpg

Assemblée Nationale – L'Hémicycle

 

Vendègre Paris 101.jpg

Le Sacré-Coeur vu de l'héliport de l'hôpital de La Riboisière

Amphi de garnison

Tadaaaah! Et bien ça y est, je fais donc partie de la promotion 2008 des internes de médecine générale. J'ai eu de la chance, ce que je voulais et dans la ville où je voulais.

D'autres ne l'avaient visiblement pas, cette chance. Comme il se trouve que j'étais classée dans une « tranche » fatidique (ni très bien ni trop mal), mon amphi de garnison était plein de gens fébriles, l'oeil rivé sur le tableau des postes, avec plein de questions angoissées du type « T'as pris chirurgie à Tours?  Tu sais si des gens avant toi ont choisi spé med à Brest? ». J'avoue que j'étais égoïstement ravie de ne pas avoir à subir ce genre de stress. Parce qu'au bout de six ans d'études avec ce concours, ne pas pouvoir faire ce que l'on veut, c'est dur, quand même...