14.08.2008
Vacances romaines
A dans dix jours, je pars voyager dans le temps et me gaver de tiramisù!

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12.08.2008
Les héros sont fatigués
Séance ciné hier pour cause de pluie avec "XFiles regeneration".
Thriller honnête mais sans grand intérêt, quelques petites touches intéressantes dans le scénario mais rien qui ne soit exploité, des longueurs, bref, pas un chef d'oeuvre, à peine ce qu'il faut pour mes neurones en vacances.
Tout de même un point qui mérite d'être relevé car pas si habituel : les héros ont vieilli. Elle a les cheveux longs, un air fatigué, lui commence avec une barbe, et a l'air fatigué. Une scène mythique sous une couette en train de se raconter leur journée... Tout cela est bien nostalgique. Mais quel scénariste n'a pas rêvé de pouvoir faire vieillir ses héros? C'est comme s'ils avaient continué à vivre dans un coin de votre imaginaire, mais comme des gens normaux...

10:36 Publié dans Des films à NE PAS voir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.08.2008
La médecine dans la Rome antique
En attendant les vacances, petite visite au musée Gallo-romain de Lyon, où l'on trouve deux témoignages de la médecine au 1er siècle après JC.
D'abord il existait une médecine militaire romaine, pas très étonnant vu la puissance de cette armée mais quand même, je n'y avais jamais pensé. Sur une stèle :
DM MAQUINI VERINI OPTIONIS IARCERIS EX COHORT XIII VRBAN BONONVS GORDVS MEDICVS CASTRENSIS ET MACCIVS MODESTVS ET LULIVS MATERNVS MILITES HER ET FACIEND CVR
Aux dieux Mânes de Marcus Aquinius Verinus, optio de la prison de la cohorte XIII, Urbana Bononus Gordus, médecin du camp, Marcus Acius Modestus et Julius Maternus, soladts de la même cohorte, ses héritiers, ont élevé ce tombeau.
1er siècle après JC
Et ensuite, plus curieux, il y avait des femmes médecins! Selon le cartel du musée, c'étaient probablement les sages-femmes, mais déjà désignées sous le terme "medica", ça me plaît! Sur une autre stèle :
METILIA DONATA MEDICA DE SUA PECUNA DEDIT LDDD
Metilia Donata, femme médecin, a érigé ce monument de ses deniers. Emplacement donné par décret des décurions.
219 ap. JC
Ajout de dernière minute : j'ai découvert ce site qui donne pas mal d'informations sur le sujet, rédigé par M. Buwalda.
07:53 Publié dans Chroniques du jardin | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.08.2008
Papiers (2)
Dans la suite directe des tonne de papiers à remplir, trois derniers jours particulièrement gratinés en bons de transport.
Dimanche : un monsieur qui part et trois bons à faire, bah oui, trois, un pour rentrer chez lui, et deux pour les prochains examens en ambulatoire. L’ambulancier : « Comment ça, les bons ne sont pas faits ? ». Ben non monsieur, je viens le dimanche matin exprès pour ça figurez-vous.
Lundi : un autre monsieur qui part et me sort le délicieux « Et vous pourrez demander à la secrétaire pour mon bon de transport ? ». Certes. C’est moi.
Mardi : le best of, une demande par téléphone pour le bon de transport aller d’un patient décédé dans notre service.
Oui, je sais bien, les ambulanciers aussi doivent gagner leur vie et pour cela ont besoin de cette satanée paperasse pour être payés…
23:18 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nécrologie
"Les descriptions de prisons en ont toujours souligné les horreurs. Pourtant, c'est-ce pas plus affreux encore quand il n'y a pas d'horreur? Quand l'horreur réside dans la méthodologie grise des années. Quand elle consiste à oublier que votre seule et unique vie sur terre a été brisée. Et que vous êtes prêt à pardonner cela à quelque porc immonde. (...)
Nadia avait écrit dans sa lettre "Quand tu reviendras". Et c'était ça toute l'horreur : il n'y aurait pas de retour. On ne pouvait pas revenir. Après quatorze ans passés au front et en prison, il ne resterait sans doute pas dans le corps une seule molécule du passé."
"Il y avait au monde un nombre incroyablement vaste de livres, de livres essentiels et importants et l'envie de les lire tous ne laisait jamais à Rubine le temps d'en écrire un lui-même. Même aujourd'hui Rubine était prêt à lire jusque bien après minuit sans penser à la journée de travail qui l'attendait pour demain."
Alexandre Soljenitsyne (1918 - 2008) - Le Premier Cercle (1958)
07:38 Publié dans Bons bouquins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note