11.03.2009

Angels in America

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Une excellente séance télé grâce à J* et son prêt d' « Angels in America ». Cette mini-série en 6 épisodes de Mike Nichols est basée sur un scénario de Tony Kushner, auteur de la pièce de théâtre originale.

Nous sommes en 1985, dans la communauté gay new-yorkaise confrontée à l’apparition du SIDA. Prior vient d’être diagnostiqué séropositif et sidéen, et se fait larguer par son compagnon, incapable de faire face à la maladie. Joe, jeune avocat idéaliste, refoule son homosexualité pendant que sa femme (remarquable Marie-Louise Parker) s’enfonce dans des délires au Valium. Et le mentor de Joe n’est autre que Roy Cohn, célèbre et bien réel maccarthiste impliqué dans la condamnation à mort des époux Rosenberg, homosexuel caché mais lui aussi atteint du SIDA, qui dit souffrir d’un cancer du foie et réussit à obtenir son traitement par AZT à l’heure des tous premiers essais cliniques. Tout ce petit monde (et d’autres personnages secondaires aussi savoureux les uns que les autres) s’entrecroise, et tout est abordé, la maladie, la souffrance, la mort, le sexe, la religion, la politique, la trahison, la rupture, l’amour… avec beaucoup de justesse et surtout avec une totale liberté de ton. Les acteurs sont excellents avec une mention spéciale à Al Pacino dans son rôle de vieux salopard raciste.

Par ailleurs, on relève de belles surprises dans les décors, avec notamment deux prises de vues effectuées à Rome. Dans la première partie, Mike Nichols utilise la coupole du Panthéon avec son puits de lumière pour la première manifestation de l’ange. Et dans la deuxième partie, la demeure des anges n’est autre que la Villa Adriana à Tivoli. Quiconque a déjà visité ce lieu ne peut qu’approuver, cette villa d’Hadrien pleine de douceur et de charme, si les anges devaient vivre quelque part ce serait probablement là-bas… Les amours passés d’Hadrien et Antinoüs ne sont certainement pas la seule raison du choix du réalisateur ;-)

31.07.2008

WALL-E

Et l'équipe Pixar nous montre une fois de plus toute l'étendue de son talent... C'est assez différent de la petite chose rigolote que laissaient présager les bandes-annonces.

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18.06.2008

Les citronniers

Ce qu'il y a de bien après l'ENC, c'est que quand un film vous tente au cinéma, au lieu de dire «ben non faut que je bosse » ou « après l'internat », vous vous dites « mmm quel soir suis-je libre cette semaine? » (eh oui... parce que toutes les sorties ont augmenté de manière exponentielle!).

J'ai donc pu aller voir « Les citronniers » (film franco-germano-israélien de Eran Ricklis)

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L'histoire se déroule juste sur la frontière israélo-palestinienne. Salma, une veuve palestinienne, vit seule dans sa maison et entretient un magnifique verger de citronniers légué par son père. Et puis vient s'installer du côté israélien de la frontière un nouveau voisin, le ministre de la défense israélien, à grand renfort de gardes du corps et de barbelés. Pour des raisons de sécurité, celui-ci va demander l'arrachage des citronniers, car des terroristes pourraient s'y cacher pour lancer un attentat contre sa maison. Salma va refuser l'indemnisation proposée pour ses arbres et avec l'aide d'un avocat va porter cette affaire devant la Cour Suprême de l'état d'Israël.

Le film traite du conflit israélo-palestinien d'une façon très humaine en centrant l'intrigue sur quelques personnages, autour des citronniers du verger de Salma. Les situations sont plus absurdes les unes que les autres, et sans en avoir l'air le film aborde par petites touches bien des sujets, de manière très pudique, au-delà de la situation de la région. Notamment les rapports homme-femme, d'un côté comme de l'autre de la frontière, et la solitude. Pas de sensationnel, juste une réflexion autour d'une situation donnée. La fin est grandiose, à la fois dramatique et porteuse d'espoir...

Un vrai petit bijou de film donc, comme on aimerait en voir plus souvent! Il n'y a pas que moi qui ait aimé : Prix du public au Festival de Berlin 2008.