06.02.2010

Thèse (1)

Et ben oui, 3e semestre, toussa, et la thèse est en route... Pour l'instant c'est un long (et parfois fastidieux) travail de recherche biblio, avec des épisodes d'arrachage de cheveux devant Pubmed (mais pourquooooiii l'article n'est pas dispo gratuitement???), des échanges de mails avec mon directeur (vous pouvez me trouver l'article siouplé?) et des heures de lecture ensuite...

Petite illustration trouvée sur l'excellent site PHD Comics qui résumé bien la situation :

 

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Psychiatrie

Je consulte maintenant régulièrement seule dans les deux cabinets où je suis en stage, et je suis bien embêtée de constater que je suis nulle en psychiatrie.

Pourtant j’ai suivi assidument les cours à la fac, j’ai eu de très bonnes notes aux examens, mais je commence à me rendre compte que la psy est une énorme lacune de ma formation clinique. La théorie, pas de problème, mais la clinique, c’est autre chose… Est-ce un problème de formation ? Je me rappelle avoir suivi dès que possible des internes en psy lors de mon stage aux urgences, discuté avec les psychiatres, assisté à quelques entretiens, cherché à comprendre ce qui se passait. Mais autant on m’a appris pendant mon externat à palper des abdomens, écouter des crépitants et des souffles, faire un examen neuro complet, autant on ne m’a jamais appris à analyser un comportement, ou alors de façon très superficielle. Les internes de n’importe quelle spécialité d’organe étaient capables de m’expliquer plein de choses non liées directement à leur spé, mais pour la psy c’était toujours « ah moi tu sais la psy j’y connais rien ». Ou alors variante « moi les psys, ils me gonflent ».

Bon. Sauf que maintenant je vois régulièrement des patients concernés au cabinet, et j’ai du mal à les prendre en charge.

Prenons par exemple la fameuse « psychothérapie de soutien » qui faisait vachement bien à la fin de la question sur la prise en charge à l’ENC. Vous savez, le truc à 1 point qu’on case partout, pour le Crohn, les psychoses chroniques, les insuffisants cardiaques, les Alzheimer. Sur le papier des cas cliniques ils ont tous droit à leur « psychothérapie de soutien ». Vouiiii. On vous a appris à conduire une psychothérapie de soutien, à vous ? Bah moi pas. En tant qu’être humain je suis capable de remonter le moral aux patients, mais il y a un truc qui m’embête : comment passer à une prise en charge médicale, et ne pas seulement jouer le rôle de la concierge « ma bonne dame c’est bien triste ce qui vous arrive » ? Que dire et quand ? Sur quels éléments de l’entretien peut-on rebondir ? Que renforcer comme comportement ? Pour l’instant j’y vais un peu au feeling, mais je me pose plein de questions. Est-ce que j’ai dit ce qu’il fallait, est-ce que je n’en ai pas trop dit, est-ce que j’ai eu la moindre efficacité thérapeutique ? Et au cours des entretiens, j’ai l’impression d’être sans arrêt sur une corde raide : ça je vais essayer de développper, oulala ça il ne faut pas que je développe aujourd’hui ça m’a l’air trop fragile, est-ce que je vais aborder tel ou tel problème je ne suis pas sûre…

Je ne sais pas où est ma place de généraliste dans tout ça.

Et la thérapeutique, je ne vous en parle même pas. Pour introduire un traitement, pas de problème. Pour les patients qui prennent déjà un cocktail molotov de psychotropes, je n’y comprends rien, je ne sais pas comment adapter les doses, sur quel effet de quelle molécule jouer….

S’il y a d’autres internes qui passent par ici, vous en pensez quoi, vous ? Vous y arrivez ?

16.01.2010

Blouse blanche

J’ai entendu il y a peu un psychiatre expliquer que la blouse constitue, du moins en psychiatrie, une barrière thérapeutique.

L’un de mes deux prat’ porte une blouse, l’autre pas.

Celui qui ne porte pas de blouse n’est pas vraiment porté sur la psychologie, ni sur tous les sujets qui fâchent, genre addicto...

Celui qui porte une blouse fait au contraire beaucoup de soutien psy, les patients s’ouvrent dans son bureau, et du bon travail se fait.

Conclusion : en médecine générale, c’est pas la blouse qui fait le médecin. T’en mets une si tu veux, mais après tout dépend de la façon dont tu fais ton boulot.

24.12.2009

Fin d'année

Belles fêtes de fin d'année à tous!

Et sinon, il y aura très certainement du changement à la rentrée, avec une grande reconversion bloguesque en perspective...

Et souvenez-vous : le chocolat c'est plein de magnésium et c'est très bon pour le moral, à consommer sans modération aucune ;-)

19.12.2009

Grippe : le foutoir continue (2)

Mais qu'ils sont drôles à la DDASS!

Hier, ils m'appellent à 13h30 sur mon portable : "Melle ****, vous étiez réquisitionnée à 13h pour aller vacciner à ****".

(...) je vous passe les détails de l'explication plutôt sèche au cours de laquelle je leur fait remarquer que je leur ai envoyé un mail avec toutes mes coordonnées, que je vérifie ma boîte mail 4 fois par jour au cas où, et que je n'ai toujours aucun nouvelle. Sans compter que je suis sensée faire mes consultations au cabinet, mais ça bien sûr c'est un détail.

Le fin mot de l'histoire, c'est que l'adresse mail enregistrée sur ma fiche à la DDASS était celle d'un autre interne, et ça ne les a même pas dérangé que mon nom et celui du mail ne soient pas les mêmes.... Je veux bien qu'ils aient enfin un peu de boulot soient débordés de travail en ce moment, mais faire copier-coller à partir d'un mail, c'est pas si compliqué, non?

J'ai un caractère de base plutôt, hum, disons soupe-au-lait pour être poli, et quand je suis dans mon bon droit c'est encore pire. Du coup j'ai tellement râlé qu'ils ont laissé tomber pour l'après-midi, et qu'ils ont trouvé quelqu'un d'autre pour ce matin où ils voulaient aussi me réquisitionner.

Portez-vous volontaires qu'ils disaient...